lundi 9 décembre 2013

Prochain séminaire de gastronomie moléculaire

Chers Amis

Je suis heureux de vous signaler que notre prochain séminaire de gastronomie moléculaire se tiendra le lundi 16 décembre. Conformément aux votes des participants du séminaire N-1 (novembre), nous explorerons  la question suivante :

Le sel sur la levure l'empêche-t-elle de faire lever les pâtes ?
On explorera de l'eau avec de la levure (fraîche ou lyophylisée), de la pâte à pain (de seigle pour accompagner les huîtres), de la pâte à brioche.

Au plaisir de vous y retrouver.
Séminaire de gastronomie moléculaire
c/o Ecole supérieure de cuisine française, Centre Jean Ferrandi de la Chambre de commerce de Paris
26 bis rue de l'abbé Grégoire, 75006 Paris
De 16 à 18 heures.

dimanche 8 décembre 2013

La gastronomie moléculaire est une science quantitative !

Dans des billets précédents, j'ai discuté la question du calcul, mais je propose de reformuler un peu différemment la chose.

Considérons un phénomène du monde, par exemple le changement de couleur de framboises mises au contact d'une casserole étamée. Pourquoi ce phénomène ?

Le poète imaginera des affinités sensibles entre le fruit et le métal, et il produira un discours poétique ; le géographe discutera l'origine du métal, la qualité du sol où poussent les fruits, et il aura un récit descriptif ; l'historien regardera comment la choses a été décrite dans le passé, et verra des liens à travers les siècles, dans un discours rétrospéctif, qui ne dit rien du futur, en réalité  ; le botaniste examinera des questions de répartition des diverses variétés de framboises dans les territoires, et il ne pourra rien dire du phénomène, mais posera des questions utiles au physico-chimiste ...

Pour ce dernier, le « changement de couleur » aura d'abord été exploré quantitativement, ce qui aura produit une foules de données : des spectres d'absorption de la lumière, des tables de composition... et c'est au terme d'un parcours jugé parfois excessivement long (par le public qui paye l'activité scientifique, ignorant ou oubliant que c'est la base de toute innovation industrielle et de tout progrès intellectuel) que l'on pourra proposer que les ions métalliques se lient aux électrons délocalisés des cycles aromatiques des anthocyanes.

C'est là un récit, certes, mais pas du même ordre que ceux des autres professions, parce que ce récit aura été encadré par les données quantitatives. Mieux encore, les sciences quantitatives  poursuivront le travail en allant elles-mêmes chercher des réfutations de ce récit, sachant qu'on ne réduit pas le réel à un récit, que la « vérité » est inaccessible aux sciences quantitatives.

Insistons un peu sur le mot « vérité » : je crois que cela n'est pas l'objectif des sciences de la nature, des sciences quantitatives.  En science, pas de vérité, mais une adéquation des récits aux nombres ! Seules les sciences quantitatives se donnent cette obligation, qui est en réalité terrible ! Oui, pas de "vérité", parce que nous sommes dans la réfutation, et pas dans la démonstration. D'où, d'ailleurs, ces inlassables "validations" qui semblent superflues aux débutants ou aux hâtifs.

En un mot, les sciences quantitatives n'ont rien de commun avec les autres savoirs. Certes, c'est un acte de foi de penser que le monde soit écrit en langage mathématique, mais un acte de foi font très dynamisant.











Vient de paraître aux Editions de la Nuée Bleue : Le terroir à toutes les sauces (un traité de la jovialité sous forme de roman, agrémenté de recettes de cuisine et de réflexions sur ce bonheur que nous construit la cuisine)

lundi 18 novembre 2013

mardi 12 novembre 2013

Séminaire de novembre 2013

Chers Amis

Je suis heureux de vous rappeler que notre prochain séminaire de gastronomie moléculaire se tiendra le lundi 16 novembre (lundi prochain, donc), au 28 bis rue de l'Abbé Grégoire, 75006 Paris, dans l'amphithéâtre de l'Ecole supérieure de cuisine française, de 16 à 18 heures.
Le thème sélectionné par les participants du dernier séminaire sera :

Pour un sauté de volaille ou de porc, le matériau du sautoir est-il important ?
(pour nos expériences, nous ferons sauter du bœuf et procéderons au glaçage de petits oignons).

Au plaisir de retrouver ceux qui veulent+peuvent.

Vive la physico-chimie !  (voir http://hervethis.blogspot.fr/2013/02/quest-ce-que-la-chimie-suite.html)

jeudi 7 novembre 2013

mercredi 6 novembre 2013

Une conférence sur le thème "science et cuisine"


L’Amicale Chimie Mulhouse, la société chimique de france,la Fondation pour l'Ecole de chimie et l'école doctorale  vous invitent à la Conférence GRAND PUBLIC présentée par Grégory Schmauch
Ingénieur Chimiste diplômée de l’Ecole Nationale de Chimie de Mulhouse, Docteur en physico-chimie alimentaire
ayant pour titre
:
Science et Cuisine
Jeudi 21 novembre 2013 à 10 h
à l’amphithéâtre N° 2 de l’École de Chimie
(ENSCMu) sur le
campus universitaire
,
3, rue Alfred Werner, Mulhouse

Résumé de la conférence
"La bonne cuisine est la base du véritable bonheur" nous dit Auguste Escoffier. Et si elle était aussi une base merveilleuse pour voir la science, et la physique-chimie en particulier, sous un autre aspect? Et si, pour visualiser autrement la chimie organique, la cristallographie, la thermodynamique et bien plus e
ncore, on remplaçait la paillasse par une cuisine, et les expériences traditionnelles par la préparation d'un bon repas?
Cette conférence sera aussi l'occasion de mieux comprendre le rôle indispensable des ingénieurs chimistes dans la recherche et l'industrie agro-alimentaires.

dimanche 3 novembre 2013

Pourquoi les oeufs coagulent-ils ?

Désolé, mais le podcast n'est pour l'instant qu'en anglais. Il faudra le refaire en français prochainement :


http://www.agroparistech.fr/podcast/Why-do-eggs-coagulate.html