mardi 5 décembre 2017

Vendredi, jour des questions...


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Dans le cheminement des sciences quantitatives, il y a l'expérience. 
L'expérience peut se faire de mille façons, mais il y en a une, en particulier, qui m'intéresse par-dessus tout : c'est celle où une question est posé au monde, lequel doit répondre par oui ou par non. 
Bien sûr, on peut imaginer des questions complexes, avec des réponses plus alambiquées. Mais ira-t-on très vite si les interprétations que l'on fait de ces réponses sont trop compliquées ? Bien sûr il y a les protéomiques, les génomiques, toute une sorte de omiques, où l'analyse, d'un seul coup, révèle une foule de composés présents dans un système. 
 
La question en est : que fait-t-on de toutes ces données ? Des statistiques ? Pourquoi pas. Toutefois, les statistiques produiront des regroupements qu'il faudra ensuite interpréter. Il y aura du « haut débit », mais, derrière, il y aura tout le travail nécessaire pour aller apprendra à interpréter les résultats des statistiques. 
Quel sera le niveau de preuves obtenues ? Ne devra-t-on pas, alors, poursuivre les interprétations par des travaux supplémentaires, qui ralentiront la recherche ? 

 
Ce sont là des questions. Ce que je crois savoir, c'est que l'analyse de réponse du type oui ou non restera toujours beaucoup plus simple que les désenchevêtrements d'échevaux composés de nombreux fils.