jeudi 9 septembre 2010

La science, qu'est-ce?

Ca y est : ce que je pressentais est arrivé, à savoir que la "confiscation" du terme de "science" par les sciences "exactes", "dure", s'est révélée néfaste, puisque des sciences humaines et sociales ont profité de l'affichage "sciences" pour s'y mettre.
Je ne peux -devoir de réserve- dire les deux circonstances récentes où cela s'est produit, mais il faut ajouter immédiatement que nos collègues des sciences humaines et sociales avaient très légitimement le droit de profiter de l'aubaine, et, d'ailleurs, ils y étaient encouragés par des instances supérieures.

Cela étant, cela doit nous faire réfléchir sur le terme de "science", et nous devons cesser de parler de science quand nous parlons de chimie, de physique, de biologie... Il faut donc spécifier, et chercher ce qui réunit ces sciences, et les distingue des autres.

Un mot essentiel, tout d'abord : je ne fais pas de hiérarchie de valeurs entre ces diverses activités, ni même avec des activités plus techniques (on parle de la "science" du maréchal ferrand, du cuisinier, etc.). Je préfère, je l'ai déjà écrit, un bon cuisinier à un médiocre scientifique, un bon technologue à un artiste médiocre, etc.

Ce point essentiel étant posé, revenons à la question :


" Quel nom trouver pour désigner les sciences que sont la chimie, la physique, la biologie?"

Ces sciences ont en commun une méthode, dont j'ai déjà discuté la question du nom (pour dire que, lui aussi était mal choisi). Cette méthode part de l'observation d'un phénomène, passe par la quantification, puis par la recherche de lois synthétiques, quantitatives, par la formation de théories, modèles (quantitatifs), pour arriver à des essais de réfutation des modèles à l'aide d'expériences.

Au centre de cette affaire, il y a l'expérience, et la quantification. La réfutabilité aussi, mais les épistémologues ont bien montré que le critère n'était pas absolu.

"Sciences quantitatives"? Cela vaudrait mieux que "sciences exactes", puisque cet "exact" est faux stricto sensu.

Qui nous aidera dans ce difficile débat?