La vidéo de l'annonce du cours de Gastronomie Moléculaire des 2 & 3 juin
mercredi 23 avril 2014
Les 2 et 3 juin, il y aura des cours des gastronomie moléculaire... et une surprise !
Pour les cours des 2 et 3 juin 2014 :
La vidéo de l'annonce du cours de Gastronomie Moléculaire des 2 & 3 juin
Dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/x1qrgap_annonce-du-cours-de-gastronomie-moleculaire-2014_school
La vidéo de l'annonce du cours de Gastronomie Moléculaire des 2 & 3 juin
mardi 8 avril 2014
séminaire d'avril 2014
Chers Amis,
La date du séminaire d'avril a changé de date : il se tiendra le lundi 14 avril, de 16 à 18 heures, au 28 bis rue de l'abbé Grégoire, 75006 Paris.
Le thème : la durée de cuisson des terrines de campagne. Est-il vrai que le goût soit perdu après 1h15 de cuisson ?
La date du séminaire d'avril a changé de date : il se tiendra le lundi 14 avril, de 16 à 18 heures, au 28 bis rue de l'abbé Grégoire, 75006 Paris.
Le thème : la durée de cuisson des terrines de campagne. Est-il vrai que le goût soit perdu après 1h15 de cuisson ?
jeudi 3 avril 2014
Maple
Je fais GRATUITEMENT de la publicité pour les produits utiles, à savoir :
1. les produits qui permettent de faire de la cuisine note à note (parce qu'il est d'utilité publique d'accompagner le développement de cette cuisine) ; voir divers sites, blogs ou forums que j'anime
2. Maple : c'est un logiciel extraordinaire, que j'utilise chaque second, parce qu'il est mieux que tous les Libre office, Matlab et autres. Là, vient de sortir une nouvelle version, que je n'ai pas testée, parce que je suis déjà très content avec la version 17 :
1. les produits qui permettent de faire de la cuisine note à note (parce qu'il est d'utilité publique d'accompagner le développement de cette cuisine) ; voir divers sites, blogs ou forums que j'anime
2. Maple : c'est un logiciel extraordinaire, que j'utilise chaque second, parce qu'il est mieux que tous les Libre office, Matlab et autres. Là, vient de sortir une nouvelle version, que je n'ai pas testée, parce que je suis déjà très content avec la version 17 :
Maple
18 maintenant disponible !
Maplesoft
a
annoncé récemment une nouvelle version majeure de son produit phare, Maple, le
logiciel de calcul technique destiné aux ingénieurs, aux mathématiciens et aux
scientifiques.
Avec
Maple 18, Maplesoft offre des outils optimisés pour le développement
d’applications interactives et de questionnaires, ainsi que des fonctionnalités
supplémentaires pour enrichir et rationaliser l’expérience des
étudiants.
Parmi
les nouvelles fonctionnalités :
·
Souplesse accrue de l’outil de création d’applis de math en une
seule étape afin de concevoir rapidement des applications encore plus complexes
et de créer facilement des questionnaires générés de façon aléatoire pour leurs
étudiants.
·
Nouveaux outils Clickable Math™ incluant une palette de calcul
dédiée, des menus contextuels améliorés pour l’apprentissage des étudiants, et
plus de 75 applis pour les maths, la biologie, la chimie et
l’ingénierie.
·
Nouveau pack statistiques spécifiquement conçu à l’attention des
enseignants et des étudiants comprenant un cours d’initiation aux statistiques,
avec formules et visualisations de grandeurs statistiques, vérification des
hypothèses et exploration interactive.
Nous
venons de publier un nouveau webinaire enregistré : « See What’s New in
Maple 18 for Educators ». Pour visionner ce webinaire enregistré, veuillez
cliquer ici.
Webinaire ECEDHA : Supporting Inductive Learning in
Engineering Courses
Je
voudrais également vous parler d’un récent webinaire enregistré, réalisé en
partenariat avec l’ECEDHA
qui montre comment utiliser MapleSim en cours pour soutenir l’apprentissage
inductif.
Ce webinaire étudie comment MapleSim, le logiciel avancé de
simulation et de modélisation physique de Maplesoft, a été utilsé avec succès
dans un cours sur les instruments. A l’aide de MapleSim, les étudiants
représentent schématiquement des systèmes électriques et mécaniques, simulent
leurs variations dans le temps et examinent les équations anlytiques qui
sous-tendent le modéle. Ces équations, qui sont générées automatiquement par
MapleSim, ont une forme semblable à ce que les étudiants voient en classe ;
les étudiants peuvent ainsi les examiner de façon à acquérir une meilleure
connaissance de la dynamique de leurs systèmes. Utilisé conjointement avec les
activités électroniques pratiques traditionnelles en laboratoire, MapleSim
permet aux étudiants d’explorer le comportement des systèmes d’intérêt selon un
mode d’apprentissage inductif plus représentatif d’une pratique quotidienne
naturelle.
Pour
visionner le webinaire enregistré, cliquez ici.
Intégration commune avec
Desire2Learn
Si
votre établissement utilise la plate-forme Desire2Learn (D2L), sachez que
Maplesoft collabore désormais avec D2L à la création d’une intégration commune,
le Connecteur Maple T.A. de D2L, afin de garantir aux utilisateurs des deux
technologies une expérience simple et sans soucis.
Le
Connecteur Maple T.A. de D2L donne aux utilisateurs la possibilité d’accéder à
Maple T.A. à partir de la plate-forme d’apprentissage intégrée Desire2Learn.
Conçu spécifiquement pour les cours à contenu mathématique, Maple T.A. est un
système convivial de création en ligne de tests, de devoirs et d’évaluation
automatique des réponses et résultats des étudiants. En assurant l’intégration
dans la plate-forme D2L, le connecteur facilite l’accès des utilisateurs aux
deux produits via un environnement unique.
A
noter que des intégrations communes existent également entre Maple T.A. et
Moodle et aussi Maple T.A. et Blackboard.
Si
vous avez des questions ou souhaitez discuter de la nouvelle version Maple
18,
du webinaire enregistré
avec ECEDHA ou desconnecteurs Maple T.A., n’hésitez pas à me contacter
directement.
samedi 29 mars 2014
29 mars 2014 : Comment faire une gelée d'ananas ?
Comment faire une gelée d'ananas ?
La question se pose à tous ceux qui veulent varier la nature des fruits dans les bavarois ou les aspics. Bien sûr, on peut mettre des pommes, des poires, des fraises, des abricots... Mais puisque l'ananas est un des grands fruits dont nous disposons, on en vient rapidement à vouloir faire une gelée d'ananas... et là, patatras ! Quand on met du jus d'ananas frais (bien plus intéressant que du jus chauffé) avec de la gélatine, la gelée ne prend pas, qu'elle soit ou non mêlée de crème fouettée, de sucre...
Par hasard, les cuisiniers ont observé que la gelée prend si le jus a été chauffé, mais alors le goût est bien différent, et la fraîcheur de l'ananas est perdue. D'où la question : comment faire une gelée d'ananas ?
Cette question a traversé les décennies, les siècles, et elle n'a pas eu de solution, parce que la technique n'était pas à même de lui en donner. Comment en aurait-elle eu ?
C'est à ce stade de blocage que les sciences de la nature s'imposent absolument, pour une saine technologie. Les sciences ont montré que certains végétaux contiennent des enzymes nommées collagénases, ou protéases, qui dégradent les protéines. Or la gélatine qui structure classiquement les gelées est précisément une protéine, de sorte que les enzymes dégradent les protéines qui devraient gélifier.
La science a identifié que les enzymes sont inactivées par la chaleur : c'est un fait que les protéases chauffées perdent leur capacité catalytique, et cela explique pourquoi on peut réaliser des gelées d'ananas à partir des jus d'ananas chauffé
Comment faire des gelées à partir de jus non chauffé ? L'application de hautes pression est une première solution, car ces pressions dénaturent les protéines, et notamment les enzymes. Mais analysons, si les protéases attaquent les protéines gélifiantes, pourquoi ne pas remplacer les protéines gélifiantes par d'autres composés qui ne seraient pas sensibles aux protéases ? L'exploration du monde a conduit à l'identification de bien d'autres polymères gélifiants que les protéines : alginates, carraghénanes... De ce fait, on parvient très bien à faire gélifier à partir de ces composés non classiques, non traditionnels pour le monde occidental.
La conclusion est claire : de l'innovation est possible quand les sciences quantitatives, les sciences de la nature, sont utilisées.
Vient de paraître aux Editions de la Nuée Bleue :
Le terroir à toutes les sauces (un
traité de la jovialité sous forme de roman, agrémenté de
recettes de cuisine et de réflexions sur ce bonheur que
nous construit la cuisine)
Un doute
Aujourd'hui, je viens de publier un billet sur le blog "Hervé This" : il s'agit d'acclimater la pipérine, le principe piquant du poivre. Ce n'est pas de la gastronomie moléculaire, mais de la cuisine note à note. Où mettre cette présentation ?
En posant la question, j'y réponds : je vais donc créer un blog "Cuisine note à note" !
Rendez vous sur http://hthisnoteanote.blogspot.fr/
En posant la question, j'y réponds : je vais donc créer un blog "Cuisine note à note" !
Rendez vous sur http://hthisnoteanote.blogspot.fr/
samedi 22 mars 2014
Une invention ancienne : les gels d'huile, aujourd'hui nommés des "grahams"
Nous sommes bien d'accord : la gastronomie moléculaire, activité scientifique (une discipline qui fait partie du champ des sciences de la nature) n'a pas pour objectif l'invention, mais la découverte.
Toutefois les sciences de la nature ont des applications d'au moins deux types : techniques, et pédagogique. Les inventions relèvent semble-t-il (je deviens prudent, avec l'âge) du champ technique.
Je m'aperçois, ainsi, que j'ai oublié de nommer une vieille invention, souvent décrite et enseignée aux cuisiniers : les "gels d'huile", ou "huiles gélifiées". Evidemment, avec de tels noms, c'est peu engageant, car qui voudrait manger de l'huile ? Notre mauvaise foi gourmande veut travestir la chose (alors que le chocolat, c'est en gros 50 pour cent de matière grasse et 50 pour cent de sucre, sans que cela gêne personne), et c'est facile : il suffit de donner un plus beau nom. Un "chevreul", puisqu'il est question de matière grasse et que le chimiste français Michel Eugène Chevreul découvrit la structure des triglycérides ? Le nom a été précédemment donné à des mets qui mettent en oeuvre la transposition du "contraste simultané" en cuisine. Un de gennes, puisque Pierre-Gilles de Gennes explora la physique de la matière molle, et notamment des gels ? Le nom a déjà été donné à des perles d'alginate. Alors pourquoi pas des "graham", puisque Thomas Graham introduisit le mot "colloïde" en 1861 ?
Au fait, comment les préparer ?
Il suffit de repenser aux "gibbs", que j'avais proposés il y a des décennies : ce sont des émulsions piégées dans des gels chimiques, que l'on obtient de la façon suivante : à de l'eau, on ajoute un composé tensioactif (par exemple, des protéines), puis on émulsionne de l'huile, ce qui produit une émulsion ; on chauffe, afin de coaguler les protéines, et l'on obtient les gibbs, du nom du physico-chimiste américain Josiah Willard Gibbs.
Peu appétissant ? Imaginez que vous infusiez de la vanille dans l'eau, que vous la sucriez, et que votre huile soit une belle huile d'olive vierge : si vous produisez le met dans une jolie tasse, avec un objet un peu croustillant, bien doré, vous aurez un dessert remarquable. Ou si vous émulsionnez du chocolat fondu dans un blanc d'oeuf, avant de cuire votre émulsion, vous aurez un gibbs de chocolat délicieux (à servir chaud). Bref, plein de possibilités : je passe les gibbs au fromage, au fois gras, au beurre noisette...
Passons maintenant aux graham : c'est tout simple, puisqu'il s'agit de faire sécher les gibbs : si l'eau s'évapore, le réseau reste intouché, et l'huile demeure. Finalement, on récupère une huile dans un solide, un gel d'huile, un "graham".
Quel goût lui donner ? Celui du chocolat ? Du foie gras ? De l'huile d'olive ? Du beurre noisette ? La question est artistique, de sorte que c'est aux artistes (les cuisiniers) de répondre !
Toutefois les sciences de la nature ont des applications d'au moins deux types : techniques, et pédagogique. Les inventions relèvent semble-t-il (je deviens prudent, avec l'âge) du champ technique.
Je m'aperçois, ainsi, que j'ai oublié de nommer une vieille invention, souvent décrite et enseignée aux cuisiniers : les "gels d'huile", ou "huiles gélifiées". Evidemment, avec de tels noms, c'est peu engageant, car qui voudrait manger de l'huile ? Notre mauvaise foi gourmande veut travestir la chose (alors que le chocolat, c'est en gros 50 pour cent de matière grasse et 50 pour cent de sucre, sans que cela gêne personne), et c'est facile : il suffit de donner un plus beau nom. Un "chevreul", puisqu'il est question de matière grasse et que le chimiste français Michel Eugène Chevreul découvrit la structure des triglycérides ? Le nom a été précédemment donné à des mets qui mettent en oeuvre la transposition du "contraste simultané" en cuisine. Un de gennes, puisque Pierre-Gilles de Gennes explora la physique de la matière molle, et notamment des gels ? Le nom a déjà été donné à des perles d'alginate. Alors pourquoi pas des "graham", puisque Thomas Graham introduisit le mot "colloïde" en 1861 ?
Au fait, comment les préparer ?
Il suffit de repenser aux "gibbs", que j'avais proposés il y a des décennies : ce sont des émulsions piégées dans des gels chimiques, que l'on obtient de la façon suivante : à de l'eau, on ajoute un composé tensioactif (par exemple, des protéines), puis on émulsionne de l'huile, ce qui produit une émulsion ; on chauffe, afin de coaguler les protéines, et l'on obtient les gibbs, du nom du physico-chimiste américain Josiah Willard Gibbs.
Peu appétissant ? Imaginez que vous infusiez de la vanille dans l'eau, que vous la sucriez, et que votre huile soit une belle huile d'olive vierge : si vous produisez le met dans une jolie tasse, avec un objet un peu croustillant, bien doré, vous aurez un dessert remarquable. Ou si vous émulsionnez du chocolat fondu dans un blanc d'oeuf, avant de cuire votre émulsion, vous aurez un gibbs de chocolat délicieux (à servir chaud). Bref, plein de possibilités : je passe les gibbs au fromage, au fois gras, au beurre noisette...
Passons maintenant aux graham : c'est tout simple, puisqu'il s'agit de faire sécher les gibbs : si l'eau s'évapore, le réseau reste intouché, et l'huile demeure. Finalement, on récupère une huile dans un solide, un gel d'huile, un "graham".
Quel goût lui donner ? Celui du chocolat ? Du foie gras ? De l'huile d'olive ? Du beurre noisette ? La question est artistique, de sorte que c'est aux artistes (les cuisiniers) de répondre !
Vient de paraître aux Editions de la Nuée Bleue :
Le terroir à toutes les sauces (un
traité de la jovialité sous forme de roman, agrémenté de
recettes de cuisine et de réflexions sur ce bonheur que
nous construit la cuisine)
mercredi 19 mars 2014
Prochain séminaire de gastronomie moléculaire, pour Paris
Bonjour
Le prochain séminaire de gastronomie moléculaire doit changer de date : il aura lieu le 14 avril, au lieu du 21.
Donc, rendez vous le 14 avril, de 16 à 18 heures, au 28 bis rue de l'abbé Grégoire, 75005 Paris.
Le thème : la cuisson des terrines.
Vive la chimie physique ! (voir http://hervethis.blogspot.fr/2014/02/cest-bien-lent.html)
Libellés :
annonce,
séminaire de gastronomie moléculaire
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