Pardon, j'ai mis la réponse sur le blog "Hervé This, vo Kientza", au lieu de la mettre ici. Bien sûr, c'est le même bonhomme qui fait les billets de ces deux blogs, mais alors que j'avais résolu de mettre plutôt là-bas des billets concernant la cuisine, et plutôt ici des billets plus "politiques", c'est raté.
Donc, aller voir le lien http://hervethis.blogspot.fr/2017/01/les-plats-rechauffes-seraient-meilleurs.html avec mes excuses.
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dimanche 29 janvier 2017
jeudi 14 mai 2015
Des plats à noms de savants
Depuis 2000, j'ai fait nombre de propositions de mets nouveaux, auxquels je donne des noms de physico-chimistes, de chimistes ou de physiciens. Ici une liste incomplète:
Avogadro : des flans généralisés (on part d'un liquide qui a du goût, on ajoute de l'oeuf en concentration suffisante, et l'on fait cuire).
Baumés : un œuf entier « cuit » dans l'éthanol ; après plusieurs semaines, on obtient un étrange résultat.
Berzélius : le même système qu'une crème anglaise, une hollandaise ou une béarnaise… mais à partir d'un liquide et de protéines.
Braconnot : le gel que l'on obtient quand on broie des tomates crues, ou bien quand on presse un tissu végétal cru à travers un filtre et que le liquide gélifie.
Cailletet : les sorbets à l'azote liquide
Caventou : une généralisation du vert d'épinard, mais à partir de n'importe quel autre tissu végétal.
Chaptal : un blanc d'oeuf battu jusqu'à atteindre un volume considérable, par ajout d'un liquide (qui a du goût bien sûr)
Chevreul : contraste simultané des goûts
Debye : des suspensions de microgels
De Gennes : les perles d'alginate avec un coeur liquide
Dirac : une galette de protéines et d'eau qui a la composition d'une viande ; en le peignant avant cuisson, on obtient un analogue de surimi.
Faraday : la première des sauces inédites obtenues à partir d'une formule.
Fick : avec une pâte obtenue par mélange de farine et d’eau, faisons une raviole au tour d’une bille congelée, puis pochons dans l’eau bouillante : la farine s’empèsera, formant un gel « imperméable» autour du liquide décongelé.
Flory : des spaghetti d'alginates
Gauss : une sorte de millefeuille obtenu par repliement répétés d'un systèmes fait de quelques couches
Gay-Lussac : des veloutés foisonnés
Geoffroy : émulsion dans du blanc d'oeuf
Gibbs : Geoffroy cuit (émulsion gélifiée chimiquement)
graham : gels d'huile (par exemple, obtenus par séchage de gibbs)
kessel-meyer : on part de farine, d'eau et de matières grasse, on fermente cette pâte et on cuit à la vapeur.
Laplace : protéines fouettées avec de l'eau et mousse cuite
Lavoisier : royale de l'extrême
Liebig : émulsion gélifiée physiquement
Maillard : demi glaces de légumes
Mendeleiev : extractions généralisées dans l'huile, de l'alcool, à froid, à chaud
Metchnikoff : crème anglaise de fraises, avec protéines végétales
Nollets : salades artificielles
Onnes : flocons givrés (blanc d'oeuf battu et plongé dans de l'azote liquide)
Parés : cuisson d'une émulsion avec protéines
Parmentier : pain à partir d'une farine sans gluten, et ajout de gluten
Pasteur : plats où l'acide tartrique est le principe acidifiant
Péligot : caramels d'autres sucres (glucose, fructose, lactose...)
Poiseuille : un gel de feuillets liquides
Priestleys : sauce dont la liaison est due à la coagulation des protéines récupérées par broyage du poisson ou de la viande
Quesnays : pâte à choux dont l'oeuf a été remplacé par la viande ou le poisson
Roux : fromage présuré avec autre liquide que lait
Thenard : coction à l'éthanol
Vauquelin : chaptal cuit au four à micro-ondes
wöhler : sauce aux polyphénols
würtz : mousse gélifiée physiquement
Avogadro : des flans généralisés (on part d'un liquide qui a du goût, on ajoute de l'oeuf en concentration suffisante, et l'on fait cuire).
Baumés : un œuf entier « cuit » dans l'éthanol ; après plusieurs semaines, on obtient un étrange résultat.
Berzélius : le même système qu'une crème anglaise, une hollandaise ou une béarnaise… mais à partir d'un liquide et de protéines.
Braconnot : le gel que l'on obtient quand on broie des tomates crues, ou bien quand on presse un tissu végétal cru à travers un filtre et que le liquide gélifie.
Cailletet : les sorbets à l'azote liquide
Caventou : une généralisation du vert d'épinard, mais à partir de n'importe quel autre tissu végétal.
Chaptal : un blanc d'oeuf battu jusqu'à atteindre un volume considérable, par ajout d'un liquide (qui a du goût bien sûr)
Chevreul : contraste simultané des goûts
Debye : des suspensions de microgels
De Gennes : les perles d'alginate avec un coeur liquide
Dirac : une galette de protéines et d'eau qui a la composition d'une viande ; en le peignant avant cuisson, on obtient un analogue de surimi.
Faraday : la première des sauces inédites obtenues à partir d'une formule.
Fick : avec une pâte obtenue par mélange de farine et d’eau, faisons une raviole au tour d’une bille congelée, puis pochons dans l’eau bouillante : la farine s’empèsera, formant un gel « imperméable» autour du liquide décongelé.
Flory : des spaghetti d'alginates
Gauss : une sorte de millefeuille obtenu par repliement répétés d'un systèmes fait de quelques couches
Gay-Lussac : des veloutés foisonnés
Geoffroy : émulsion dans du blanc d'oeuf
Gibbs : Geoffroy cuit (émulsion gélifiée chimiquement)
graham : gels d'huile (par exemple, obtenus par séchage de gibbs)
kessel-meyer : on part de farine, d'eau et de matières grasse, on fermente cette pâte et on cuit à la vapeur.
Laplace : protéines fouettées avec de l'eau et mousse cuite
Lavoisier : royale de l'extrême
Liebig : émulsion gélifiée physiquement
Maillard : demi glaces de légumes
Mendeleiev : extractions généralisées dans l'huile, de l'alcool, à froid, à chaud
Metchnikoff : crème anglaise de fraises, avec protéines végétales
Nollets : salades artificielles
Onnes : flocons givrés (blanc d'oeuf battu et plongé dans de l'azote liquide)
Parés : cuisson d'une émulsion avec protéines
Parmentier : pain à partir d'une farine sans gluten, et ajout de gluten
Pasteur : plats où l'acide tartrique est le principe acidifiant
Péligot : caramels d'autres sucres (glucose, fructose, lactose...)
Poiseuille : un gel de feuillets liquides
Priestleys : sauce dont la liaison est due à la coagulation des protéines récupérées par broyage du poisson ou de la viande
Quesnays : pâte à choux dont l'oeuf a été remplacé par la viande ou le poisson
Roux : fromage présuré avec autre liquide que lait
Thenard : coction à l'éthanol
Vauquelin : chaptal cuit au four à micro-ondes
wöhler : sauce aux polyphénols
würtz : mousse gélifiée physiquement
Vient de paraître aux Editions de la Nuée Bleue : Le terroir à toutes les sauces (un traité de la jovialité sous forme de roman, agrémenté de recettes de cuisine et de réflexions sur ce bonheur que nous construit la cuisine)
Libellés :
gastronomie moléculaire,
Hervé This,
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